CYCLE DE CONFÉRENCES
ART, GRAPHISME ET ESPACE PUBLIC
LES LUNDIS
7, 14, 21, 28 NOV.
5, 12 DÉC. 2011
À 18H30
LES ATELIERS DE LA CITE
PAVILLON DES ARTS (SOUS LE FUNICULAIRE)
PAU
ENTRÉE LIBRE
Durant ce cycle de conférence, un certain nombre de
professionnels de l’art et du graphisme viendront
témoigner de leurs expériences ou évoquer des
thématiques qu’ils auront sélectionnées.
Elles traiteront de près ou de loin de la question de l’art et
du graphisme dans l’espace public, précédée d’une
introduction objective sur ce quartier si particulier de Pau.
Il s’agira plus de fournir un panel d’expériences et de
points de vues singuliers, que de tenter une quelconque
définition.
Ce cycle de conférences s’inscrit dans le cadre du projet :
HEDAS : un projet de recherche et de création
artistique dans l’espace public.
Cet atelier propose à un groupe d’étudiants de 4ème et 5ème
années de l’ESA des Pyrénées de travailler à la mise en
œuvre d’une forme artistique dans le quartier du Hédas à
Pau. L’enjeu de ce projet est de mettre les étudiants dans
un contexte professionnel de commande artistique pour
l’espace public. Les projets seront accompagnés par
Sébastien Vonier, artiste et enseignant à l’École
supérieure d’art des Pyrénées et Jocelyn Cottencin,
artiste, graphiste et enseignant à l’École supérieure d’art
de Lorient.
Il sera piloté par le Bel Ordinaire, espace d’art
contemporain de la Communauté d’Agglomération PauPyrénées, basé aux Abattoirs à Billère et la mission Ville
d’Art et d’Histoire de la Ville de Pau.
D’octobre à décembre, il sera question de réflexions et
d’échanges autour de l’art, du graphisme et des
interventions artistiques dans l’espace public. A partir de
janvier démarreront les premières esquisses et les choix
de production. La production se fera entre mars et avril.
Le suivi du projet et la modération des conférences sont
assurés par Sébastien Vonier.
La coordination scientifique du cycle de conférences sera
assurée par Évelyne Toussaint.
Évelyne Toussaint est professeur des universités, elle enseigne
l’histoire de l’art contemporain et l’esthétique à l’Université de Pau et
des Pays de l’Adour où elle est directrice-adjointe du Laboratoire de
recherche ITEM (EA 3002).
Elle a publié des ouvrages sur l’art contemporain (Ouvertures sur
images, Ibos, Le Parvis / Un, Deux… Quatre Éditions, 2008 ; Anne et
Patrick Poirier. Vade-mecum, Bruxelles, La Lettre volée, Palimpsestes,
2007 ; La fonction critique de l’art. Dynamiques et ambiguïtés (dir.),
Bruxelles, La Lettre volée, Essais, 2009, ainsi que de nombreux
articles dans des revues spécialisées.
LE 07/11
CÉCILE DUFAU (PAU)
La conférence aura pour but de présenter le quartier du
Hédas, quartier né dans l’ombre du château et de la ville
haute dans le lit d’un ruisseau. L’étude de sa topographie
et de son histoire des origines à nos jours soulignera les
enjeux de l’adoption progressive de cet espace par les
palois, qui par le franchissement du Hédas, ont pu
étendre leur ville toujours plus vers le nord. Architecture
populaire ou monuments marquants, rapports de quartier
et paysage urbain seront mis en lumière pour montrer
comment le quartier du Hédas a construit l’identité
singulière qu’il offre aujourd’hui comme espace de
création aux étudiants de l’ESA des Pyrénées.
Cécile Dufau (mission Ville d’Art et d’Histoire de la Ville de Pau) est
chercheur en histoire de l’art et en archéologie et réalise actuellement
l’inventaire du patrimoine bâti de Pau en collaboration avec le service
régional du Patrimoine et de l’Inventaire Aquitaine. Ces recherches
alimentent la réflexion portée sur l’architecture de la ville, de ses
immeubles, places et quartiers, pour en dégager les caractéristiques
formelles et historiques. Ce travail devra, à terme, permettre de
documenter le projet urbain, la protection et la mise en valeur du
patrimoine palois.
LE 14/11
JOCELYN COTTENCIN (RENNES)
SÉBASTIEN VONIER (PAU)
Les deux artistes, qui travaillent parfois ensemble,
présenteront une sélection d’œuvres réalisées dans
l’espace public en évoquant les contraintes et les
surprises rencontrées pour leur mise en œuvre, et la
manière dont ils se sont saisis des différents contextes.
Jocelyn Cottencin est un artiste protéiforme. Après une formation d’art
et d’architecture, il est diplômé de l’École nationale supérieure des
arts décoratifs. Jocelyn Cottencin s’intéresse à différents domaines
des arts dit appliqués – notamment le design, l’architecture et le
graphisme. Jocelyn Cottencin questionne le rapport entre réel et fi
ction, entre un lieu, ses « habitants » et son histoire.
Fondateur de LieuxcommunsTM en 2001, plateforme de travail autour
du graphisme, de la typographie et de l’édition, Jocelyn Cottencin
intervient dans différentes écoles françaises et étrangères, il enseigne
depuis 2006 à l’École supérieure d’art de Lorient.
Sébastien Vonier est plasticien. Diplômé de l’école des beaux arts de
Rennes en 2001, son travail évolue en familles de pièces, qui sont,
pour la plupart, des objets usuels à la fonction détournée. Il charge les
objets qu’il manipule d’une certaine ambiguïté, de façon à faire glisser
leurs lectures dans de nouvelles interprétations. Une grande part de
son travail prend place dans l’espace public, soit dans le cadre de
commandes, soit par l’intermédiaire d’actions spontanées.
Il est représenté par la galerie ACDC à Bordeaux. Il enseigne depuis
2007 à l’ESA des Pyrénées – site de Pau.
LE 21/11
ARNAUD FOURRIER (TOULOUSE)
« Si l’art châsse au musée, le graphisme châsse-t-il dans
la rue ? En temps normal, « la châsse » (nom féminin ; du
latin capsa, boite) ne se conjugue pas : le mot désigne la
petite boite dans laquelle on enfermait les reliques et par
extension, dans le jargon esthétique contemporain, le lieu
et le cadre d’exposition de l’art. L’art moderne et
contemporain se sont construits une châsse dorée : le
musée. Mais si l’art châsse au musée, le graphisme
châsse t-il dans la rue ? Après tout on expose bien le
graphisme. Cette conférence suivra une piste vagabonde
sur les traces du graphisme, de la rue au lieu
d’exposition. L’on se posera des questions : a-t-on à faire
à un animal sans châsse ou à une châsse diffuse ? La
bête a t-elle besoin d’être châssée ? Et quand le
graphisme se préoccupe d’un art de la châsse (d’un lieu
qui l’enchâsse), que se passe t-il ? » Arnaud Fourrier
Arnaud Fourrier est directeur artistique du centre d’art contemporain
de Colomiers au Pavillon Blanc, Médiathèque / Centre d’art de
Colomiers. Après avoir travaillé au Consortium à Dijon, il a occupé un
poste de chargé mission de l’action culturelle au pôle graphisme et au
festival international de l’affiche et des arts graphiques de Chaumont.
En 2007, il est recruté comme directeur du Centre d’Art Contemporain
de Colomiers. Il s’intéresse à l’art contemporain, au graphisme au
sens large et à leur rencontre.
LE 28/11
ISABELLE LASSIGNARDIE (PARIS)
« Le droit à la ville
Plusieurs groupes réunissant architectes, artistes et
chercheurs ont émergé dans les années 1990 et tentent
des expériences artistiques urbaines et architecturales
d’intervention dans l’espace public en participation ; on
trouve parmi eux Stalker (Rome) ou Échelle inconnue
(Rouen).
Comme points communs à ces pratiques : une
appréhension de la ville par les marges ; le
développement de projets avec ceux qui sont exclus de
l’espace urbain et qui y vivent ; une entrée dans le
politique par l’intime et la subjectivité des participants ;
des processus de travail aux cheminements et
aboutissements non déterminés, toujours in situ, voire
sans spectateurs autres que ceux qui ont fait avec. En
adoptant en filigrane la question du droit à la ville
empruntée à Henri Lefebvre*, seront considérés les
formes et les enjeux de ces expériences en mouvement
qui se dérobent entre art, architecture, recherches en
sciences humaines et sociales, productions théoriques,
luttes politiques et manifestes figurés. » Isabelle
Lassignardie
*Henri Lefebvre, Le droit à la ville, 1967
Isabelle Lassignardie est Docteur en histoire de l’art, membre du
Centre de Recherche en Arts « images et formes » de l’Université de
Picardie (Amiens), ses travaux s’articulent autour de pratiques
artistiques pluridisciplinaires réagissant
à des faits sociaux, politiques et technologiques. Elle est l’auteure du
catalogue raisonné de l’oeuvre de Fred Forest 1963-2008 (Collectif
d’art sociologique, Esthétique de la communication, art participatif).
LE 5/12
DIDIER ARNAUDET (BORDEAUX)
A travers quelques exemples d’œuvres réalisées dans le
cadre de la biennale d’art contemporain d’Anglet, Didier
Arnaudet nous proposera de s’interroger sur une
poétique de l’espace à travers diverses entrées
(résistance, carte postale, rencontre, parcours, regard,
sensation…), et de se confronter à la question de
l’espace à partir d’un principe de fiction, de croiser
différentes approches et de solliciter dans l’exigence des
expériences les ressources de l’indétermination.
Didier Arnaudet est né en 1951. Il vit et travaille à Bordeaux. Membre
de l’Association Internationale des Critiques d’art, il collabore à art
press et ETC (Montréal). Il a publié de nombreux articles sur les arts
plastiques, l’architecture et la littérature dans plusieurs revues et
magazines, et participé à divers ouvrages et catalogues. Commissaire
d’exposition, il assure depuis 2009 la direction artistique de la
Biennale d’art contemporain d’Anglet. Il accompagne divers projets («
Documents d’artistes Aquitaine », Permanence de la littérature &
Ritournelles Festival littérature & art contemporain, « Artistes en
résidence » Monfl anquin). Il est également l’auteur d’une dizaine de
livres de poésie/fiction, édités notamment par Le bleu du ciel.
LE 12/12
ÉTIENNE HERVY (CHAUMONT)
« Je ne sais plus très bien où j’en suis dans ma relation
avec le graphisme, mais j’aime ça. Les propriétés
essentielles du graphisme pour moi sont l’art de la
subversion du sujet et la révélation de ses contradictions
en même temps que leur mise en synergie. Je suis punk
et j’aime que le graphisme soit le mauvais garçon de l’art.
Il devient aujourd’hui un catalyseur. L’espace public est le
terrain de jeu numéro un. Avec lui, on peut littéralement «
œuvrer dans l’ombre », c’est magie noire, principe actif et
plus que cela.
On le sait : le bord du papier, même bien imprimé, reste
coupant. J’interviendrai. » Étienne Hervy
Étienne Hervy est directeur artistique du Festival International de l’affi
che et du graphisme de Chaumont, Directeur du graphisme en charge
de la préfiguration du Centre International du Graphisme à Chaumont.
Il a été rédacteur en chef du magazine étapes et puis critique et
commissaire indépendant. Ses expositions s’appellent : Impressions
Françaises (2007 avec Vanina Pinter), Placards (2008 avec Vanina
Pinter et Jocelyn Cottencin), Things (2010 avec Susanna Shannon)
Graphisme … Architecture (2010 avec Vanina Pinter et Guillaume
Graal), 13 à Cheval (2011 avec Émilie Lamy).
