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sitaudis.fr accueille désormais quelques bribes en -ez (suite et pas fin) dans sa rubrique « apparitions ».

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au tournant d’il se fait pas tard

Au tournant d’il se fait pas tard

suis née

ma mère en colique - suis née – elle avait mal au ventre cette bonne elle a grogné râlé lâché prise et puis de là suis née. en colère – en silence – la maman se taisait disait peu le sourire aux lèvres l’air béat pour pas dire pour pas qu’on pose des questions sur ses états ses lâchages ses noeuds ses ni ses non ses j’entends pas ne vois pas – mais l’état de vie est au point mort. puis à s’attendre – à dire du rien à s’entendre vivre le rien le cerveau crampé ventre en bouillon la maman a largué – la maman est partie vannes déversantes et dans ces eaux croupies, moi ai flotté – de la vase plein les narines. enfant sale naissant suis née. dans un cri suis née le visage claqué parce que tout bleuté le souffle coupé. et là par à coups les mots merdés viennent en rots le corps en sursaut – enfant en purge – pas propre fais encore sur moi la vie devant cherchant après les émotions méditées les extases de la bouche du bas – d’où la colique d’où la chute en abîme inversée – lui il dit pervetere. de là je viens – ai laissé maman au sol, a pas voulu monter avec sa saleté.

reptilienne petit un

ya un leurre craquelé – des failles micros la surface bien sèche – la notice dit que vient la craque du leurre – en posologie quotidienne la masse liquide s’expulse en toxines – en vrai fend la croûte – la petite femme et sa batterie de cuivre gratte – côté vert en raclure elle se raye pour virer ses épidermes englués puis taris – de ces maladies qui boucanent – s’est faite réduire à un rien minuscule – sa tête d’oiseau toujours agrippée pas lâchée pas tranchée en total – reptilienne en repousse – le dit encore le sent cet état dans du dedans dompté en miniature – mais se dénoue mais se enfle – pas peurée – a des bouts brunis en fillette tannée – yeux crottés bouchées les oreilles des tas manqués – obstruée des pores en longueur – là ya des trouées qui percent là ya de l’air frais qui s’y glisse – les peaux miettées tombent (dans le tiret du onze on dit que la peau est tombée) – ya la chienne qui lèche – ya la bestiole qui crache – trop ingurgité de saletés de poison – en matin en fond des draps rayés en les impalpables consommés – de travers la vicieuse grignotait – là s’extirpe hisse son cul là dégagée les rouages qui happent – géographie s’éloigne

c’est dit

nocif

reptilienne petit deux

en vue – pleine mue la reptilienne – livrée riante obscène dans la foule s’épluche – se taisent mutuellement – en les mots renés à tourner autour du nocif poison confondu – un premier identifié donc en abord lui aussi premier – petit un : celui en prétexte celui épidermique – le facile celui qu’on tape dorsalement – épine là – puis en petit deux : l’inhérente colère l’inhérent impossible ceux-là pour vérité – creusement en cours – stop – comme sans fin – du temps alors.

frapper le petit un – celui qui – pas pris pas vu le poison en petit deux en cris fondamentaux – petit un à déglinguer alors pour atteindre le petit deux dérobé en arrière du petit un – approcher embrasser en pointe le fond de la bestiole – déclaration en forme de manifeste en quête de l’ennemi non pas le petit un de surface mais celui au fond qui tord sous la peau fine le ventre – les angoisses peurées – le mensonge du pas peurée répété pour convaincre les animaux.

en croque-eaux qui mue le flan du dessous enfoncé en vaseuses liquéfiées – en dessus de tronc flotté – les deux lacs en surface en périscope (comme ceux des beaux mots du bathyscaphe en lecture de pepe qui en quête) – la mare en fond pas étanche ça se vide d’évidences – du temps encore – alors voudrait les conditions de l’arpenteur ce jeu qui introduit du possible dans l’impossible comme dit bataille en coupable – viennent au loin en temps les conditions de « la mesure de la distance d’un point inaccessible en le visant tour à tour de deux points auxquels il a accès » comme lu en dictionnaire – tant de mots à baliser – tas à tas.

pas fin

alors là c’est le tout devant – y a plus qu’à – se prendre de travers – se faucher soi-même à la croisée des dits rien – avec l’envie des tirer s’étirer se tirer de là – scander les pensées comme les poignets – se casser les doigts dans les humidités prolongées – se vraquer la tête le ventre avec – pas vouloir mais non choix le désordre des choses s’imposent là à gratter les papiers à rayer les cahiers à se couvrir encré – se pourrir tapie dans le soi-même nié – elle s’est cassée toute seule – pas victime – bien nocive à se lisser proprement les idées – les désirs aplanis – les pieds cornés à stationner et tapiner sur les sols goudronnés – elle entendait dans sa tête d’oiseau des cris de fous hantés – des petits fous en forme de plainte – des petits fous peureux – un peu lâches – un peu sourds – un peu gangrenés des idées – à pas savoir comment marquer son nom sur la rotative – ça tourne dans sa tête au rythme de sa tête comme il dit – et elle prend des piques de colère des aplats de douceur en petites minutes de repos – en écorchage de croûtes séchées – en odeur pas captée – pas là en entier par petits bouts – l’enfant n’a que des petits bouts à croquer le grand tout à ses pieds – sais pas trop faire – lui faut avancer reculer s’étendre les pinces serrées les dents grincées les joues du dedans mordues – alors là y a le tout devant – maman est partie – le ventre en bouillie – des boules en feu – dans le ciel – des anus filants dans l’immensité – elle les voit les lacs clairs – un point noir dans le fond de l’oeil – apprendre la patience la tête en l’air pour pas manquer leurs passages – les petits fous sont ces à-côtés – dans les marges celles qui sont les centres – en plusieurs en multiples – les bas-côtés qui tiennent la cathédrale – dedans y a le râle profond en onomatopée signifiante – la mécanique en pleur les cris huileux qui le laissent glisser dans des arabesques illisibles – les mots qui coulent ravissent en attente – la peur qui vient un taquet au poing – c’est sans fin

on peut voir ça demain aussi.

"Au tournant d'il se fait pas tard" est un assemblage de bribes publiées par à-coups sur le doigt qui coule (août 2011)
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des notes sur Les cahiers de Benjy

depuis peu des extraits de Notes mais encore sont désormais lisibles sur Les cahiers de Benjy http://lescahiersdebenjy.over-blog.com/

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recueil des hommes suivi de notes mais encore

recueil poche couverture recueil des hommes suivi de notes mais encore

Recueil des hommes suivi de Notes mais encore, 2011, 84p. (n&b)
ce livre de poche reprend le texte Recueil des hommes augmenté de notes de recherches poétiques et visuelles, Notes mais encore.
En voici la version numérique (et en couleur) :

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recueil des hommes

Ai démarré ce site au moment où le besoin d’afficher se ressentait. Des bouts de textes tantôt présentés bruts, tantôt comme images. De cette recherche en écriture a émergé un livre autoédité ; une tentative imprimée en tirage limité Recueil des hommes variation pour vingt-cinq exemplaires (48p.).
Des extraits de ce texte sont lus ici par Corinne Véron-Durand. Différents états de ce projet d’écriture sont ici.

En voici la version numérique :

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